Vous êtes ici : Accueil > Chine > Hubei > Le temple de Jindiangong I
Nous arrivons au pied du Pic Tianzhu Feng, qui signifie « Pilier du Ciel », le plus haut sommet des Monts Wudang, et nous apprêtons à grimper au sommet où nous attend le magnifique complexe cultuel du Jindian.
Nous ne monterons pas à pieds ces 1612 m, contrairement aux pèlerins de jadis et aux marcheurs actuels. Nous empruntons le téléphérique, assez récent.
On est bien à la montagne : dans la station de départ, des œufs tournent. On doit s’y engouffrer, aidés par de rudes gaillards… Les câbles longent une montagne de plus en plus pentue, ce qui nous donne le temps d’admirer les étages de végétation.
un vertigineux téléphérique | escaliers et murailles... |
Ca et là, des azalées et des rhododendrons sauvages font des taches de couleur dans tous ces verts. Plus loin, au travers des arbres, on aperçoit le chemin qui mène au temple et qui semble suivre la ligne de crête, une alternance de marches taillées dans le roc et de sentiers.
La même cérémonie, à l’arrivée, nous laisse sur une terrasse qui domine la vallée. De l'autre côté, si haut que porte le regard, on voit des constructions accrochées à la montagne, jusqu’au sommet où nous attend le « Pavillon d’or »
C’est un des groupes d’édifices taoïstes construits,il y a 600 ans, par l’empereur Yongle de la dynastie des Ming.
Pour démontrer le prestige divin du pouvoir impérial, Yongle a rassemblé là quelque 300 000 artisans pour y entreprendre ces travaux gigantesques. Il a fallu une bonne dizaine d'années, une dextérité et une adresse surprenantes pour y ériger ces édifices, dont cette construction impériale de style Ming, appelée comme ses sœurs « palais impériaux des sommets ».
C’est en 1994 que cet ensemble architectural du Mont Wudang a été classé sur la liste du patrimoine culturel de l'UNESCO.
![]() | |
plongée sur la vallée | un kiosque dans le ciel |
Avant d’arriver au sommet, on doit franchir les portes de la « Cité interdite », ou Cité pourpre, le « Zijingcheng », qui date de 1419. Heureusement qu’on a gardé des forces pour monter ces 9 volées de 120 marches chacune qui font 9 tours (le chiffre yang majeur) : 1080 marches avant de déboucher sur l’esplanade du premier édifice.
Des murailles, en pierre verte, larges de plus de 2,5 m, longues de 1345 m, et hautes d’1,30 m s’accrochent à la paroi.
Les édifices sont bâtis au-dessus des précipices,ce qui nous laisse pantois ! La cité est ouverte par 4 portes aux quatre coins cardinaux.
Nous y pénétrons par la Porte du Sud, qui comporte en fait 3 arches de pierre. La porte centrale, la Porte céleste, est toujours fermée : elle était réservée à l’empereur. A sa gauche, la Porte
terrestre laisse entrer et sortir les vivants. A droite, la Porte des Enfers ne s’ouvre que rarement, lors de cérémonies destinées au passage des âmes mortes vers le Paradis…
![]() | |
une porte colorée, le pavillon d'or | le supérieur, Michel et marie-France |
Lorsque nous entrons dans la Cité pourpre, un ensemble de pavillons et de galeries autour de cours, nous croisons du regard un moineà l’air facétieux malgré son grand âge et sa longue barbe blanche. Accoudé à sa rambarde, il regarde passer les visiteurs.
Tout à coup, il vient à nous, nous tire par le bras vers une encoignure du toit, nous montre le merveilleux paysage que l’on voit de là et nous indique qu’il va nous prendre en photo devant.
Pendant que je m’accroche à la rambarde, Michel lui montre l’appareil, essaye de lui indiquer, en anglais, le réglage désiré : il sourit (je dirais même qu’il se marre carrément), nous prend deux fois, avec et sans flash, et lorsque nous revenons vers lui, il a déjà actionné le système de vue des photos pour nous montrer les poses, jouissant sans retenue de notre surprise.
Après moult remerciements, on nous apprend que c’est le supérieur du monastère, qui a dû trouver qu’on avait une bonne tête !
Site spécialisé dans les voyages |
GUIDE DE VOYAGES CHINE : Direct voyages votre guide de voyage en ligne qui vous fournit des informations pour choisir et préparer votre voyage |