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Après avoir quitté Taiyuan 太原, une route escarpée nous mène, le long d’une montagne considérée comme très « yang » par les Chinois, car haute, escarpée et coupée d’à-pics vertigineux, à l’entrée d’un ensemble sacré, terre bénie pour les Bouddhistes et les Taoïstes : les Monts Mianshan.
Nous sommes au sud-est de la capitale provinciale, au sud de la rivière Fenhe. Moins connues que les Monts Wudang, ils nous promettent néanmoins des sites exceptionnels, sur ses 50 km2.
Les dragons gardiens du site | La route de corniche et l'hôtel, le soir |
Le site est fermé par des portes majestueuses, sur ce plateau d'une altitude moyenne de 1 300 mètres, et gardé par de valeureux dragons de bronze...
Nous quittons notre grand bus, qui n'a pas le droit de circuler sur ces routes de corniche, et prenons des minibus qui nous amèneront à notre hôtel, le seul de l'enceinte sacrée.
Au début, nous sommes surpris : où commence l'hôtel, où finit le temple ?
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La place, au creux de la cavité | L'amphithéâtre naturel et ses habitations |
Les deux sont côte à côte, dans la même courbe de la montagne, face au ravin.
Nous sommes, en fait, dans la cavité la plus grande de la bonne centaine de grottes et cavités des Mianshan. On lui a même donné le nom de "Bayofuyan", qui signifie à peu près le geste de bras arrondis devant l'estomac... La grotte, à ciel ouvert, mesure 180 m de longueur sur 100 m de hauteur, pour une profondeur de 30 m.
Dans le creux, se nichent plus de 200 salles et cellules de méditation et de prières, à mi-hauteur de la falaise, au milieu de guirlandes et de lanternes sacrées, rouge vif, piquées sur le rocher.
Des cellules à une hauteur vertigineuse | De profondes vallées creusent la montagne |
Chaque cellule de moine est toute petite, deux pièces meublées à minima : un lit, une table et un siège, une porte, une fenêtre...
Des chemins creusés dans le roc les relient entre elles et au chemin principal, protégés par des balustrades qui ont quand même l'air un peu frêles, vues de loin !
A l'extrémité gauche de la falaise, on voit des marches irrégulières creusées à même le roc. Une chaîne métallique permet de s'y hisser : un matin, nous voyons un moine y grimper, pour méditer plus à l'aise tout en haut de la montagne... quelle énergie !
Le creux de la grotte et ses temples | Les cellules de méditation gaiement colorées |
Comme c'est un endroit très fréquenté par les pèlerins - ne dit-on pas que toute personne qui a fait l'effort de venir jusque là verra ses souhaits exaucés - on voit beaucoup de gens venir s'y recueillir.
Pour les plus anciens, les plus handicapés, ou les plus paresseux, ainsi que pour les "touristes" désireux de goûter à tous les plaisirs, une rampe douce monte aux cellules, de l'autre côté du rocher, au départ de la place où s'arrêtent voitures et cars.
Des chaises à porteur en osier, très colorées, attendent les pèlerins : deux hommes vigoureux empoignent les brancards de la chaise, et enlèvent leur fardeau vers le haut du chemin.
Nous assistons, amusés, à des discussions sans fin sur, supposons-nous, le montant du service...
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Vue générale du temple depuis l'hôtel : chemins en Z et escaliers vertigineux ! |
Face à l'enceinte cultuelle, l'hôtel détonne par son côté moderne : verre, acier et lumières, mais l'endroit est si majestueux qu'au bout d'un moment il absorbe tout et rien ne nous étonne plus.
La vue est si belle, l'air si pur et les promenades si belles, de cet endroit, que nous resterons longtemps sous le charme des Mianshan...
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