L'Abbaye de Saint-Michel en l'Herm

Le réfectoire des moines

Nous arrivons dans une grande salle claire dont sept des huit travées qui la composent ont perdu leur voute. Celle qui demeure offre des fines nervures élégantes et délicates. Elle est isolée des autres par un mur orné d’une fontaine sculptée.

Une chaire de lecteur, surmontée d’un angelot joufflu, est incorporée dans l’épaisseur du mur. Cette salle, la plus grande d’un corps de logis inauguré (d’après les documents retrouvés) par le prieur Dom Charles Caillaud au XVII° s, était alors le réfectoire des moines.

Des trois portes basses qui permettaient d’y accéder, seule subsiste celle qui donne sur le grand escalier, dont on voit le tracé sur le mur de côté.

 
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Huit fenêtres hautes lui donnent beaucoup de luminosité. Sur un mur, une carte de l’Abbaye et des terres qui en dépendaient à la fin du XVIII°, en montre l’importance passée : les parcelles sont situées sur les communes de l’Aiguillon, Grues, Lairoux, St-Denys du Payré et, évidemment, St-Michel en l’Herm.

Dans un coin, détail curieux, est exposé un maxillaire inférieur de baleine trouvé en 1835 dans la cabane des Chauds, ce qui nous renvoie au Golfe des Pictons et à l’ancienne insularité de l’abbaye. 

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Avant de quitter ces lieux, nous refaisons un tour des jardins.

Nous rencontrons une des propriétaires avec qui nous bavardons un moment. Devant notre admiration, elle nous montre une pièce du logis abbatial où elle demeure : la salle à manger du château, avec ses volumes majestueux. Elle jouxte le réfectoire des moines et occupe, en fait, l’emplacement de la huitième de ses travées, après qu’on a bâti un mur séparant les deux pièces.