Le cloître de Notre-Dame en Vaux

Au cœur de la grande plaine champenoise, Châlons-en-Champagne s’étire le long de la Marne. Cette ville conserve de véritables joyaux de l’architecture religieuse, romane et gothique.

C’est pourquoi nous avons décidé d’y consacrer une journée : partis de Paris vers 8h30 malgré une menace de neige (nous sommes en janvier 2006), nous arrivons « sur site » à 10h, fin prêts à effectuer trois visites que nous avons sélectionnées : la collégiale Notre-Dame en Vaux, classée au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO, le Musée du cloître de la collégiale, et le Musée municipal, qui présente une superbe exposition : "Regards sur l'art médiéval ", en partenariat avec le musée du Louvre. Notre première visite est pour le Musée du cloître de la collégiale Notre-Dame en Vaux. Pour nous y rendre, nous découvrons, au hasard des rues et des ruelles, quelques jolies maisons à pans de bois datant de la fin XV° siècle, des édifices en appareillage champenois et des bâtiments aux façades classiques.


Le musée du cloître nous conte une belle histoire : « il était autrefois un cloître, édifié vers 1170-1180, détruit en 1759, oublié puis redécouvert… »

Au temps des comtes Henri I et Henri II de Champagne, dans la 2° moitié du XII°s, la paroisse de Vaux était en pleine prospérité. Après avoir agrandi et embelli la Collégiale, les chanoines ont édifié un cloître, puis une rangée de petites maisons individuelles où ils vivaient, derrière la galerie orientale du cloître dont ils jouissaient comme d’un jardin privé.

Au fil du temps l’édifice s’étant délabré, plutôt que de le reconstruire, on l’a abattu. Les matériaux ont servi à l’édification d’ un presbytère et de maisons canoniales. Quelques statues-colonnes, récupérées par un entrepreneur local, ont été achetées au fil des ans par des musées : Cleveland, Anvers, Berne…

la vaisselle des chanoines cloitre : vue générale

Entre temps, sur place, diverses découvertes et l’étude de plans des XVII° et XVIII° s remettaient l’édifice en mémoire. Des fouilles, dans le vieux quartier, commencées en 1963, ont permis de dégager les trois quarts du cloître et de reconstituer quatre des arcatures portées par les piliers doubles.

On avait bien pensé à remonter le cloître in situ,mais les fragments retrouvés sont trop épars et fragiles, et on ne peut détruire des maisons construites au XVII° sur une partie de son emplacement, d'autant qu'elles sont classées aux Monuments Historiques. On a donc créé un musée pour les accueillir, qui ouvre sur ce qui reste du jardin et englobe même des pans de l’enceinte dans son mur arrière.

Il se divise en deux parties : au premier niveau, des panneaux expliquent l’histoire du cloître jusqu’à sa redécouverte, en montrent les plans anciens, expliquent et commentent les fouilles et la restauration des sculptures.

les 5 colonnades statue-colonne cloitre statue colonne

Une jolie vitrine, sur un palier intermédiaire, nous ouvre l’intimité d’un chanoine au XVII° siècle : des pichets, des plats, de la vaisselle (des bleus de Delft, de la faïence ordinaire et un bol amusant à petit déjeuner, orné de l’inscription « tout plin »), un pot (de chambre ?) et quelques verres. Si plusieurs sont ordinaires, des fragments de cristal de Venise nous surprennent par leur immodestie !

cloitre chapiteau aux harpies chapiteau aux oiseaux affrontés

Mais l’essentiel du musée se trouve dans la très grande et belle salle du niveau supérieur. Elle ne contient pas tous les objets retrouvées lors des fouilles : des clous forgés, des tuiles plates, de tuiles de plomb, des osselets, de la monnaie… mais les statues ou fragments de statues qui composaient et ornaient le cloître, retrouvées principalement dans les soubassements des maisons du quartier.

Dans une chaude ambiance blond doré nous sommes accueillis, ou plutôt « cueillis » par quatre arcades remontées pour donner au visiteur une idée de l’élévation du promenoir du cloître. Elles sont composées de cinq colonnes alternativement simples et doubles, sculptées et lisses, avec leurs bases et leurs chapiteaux. Elles comptent parmi les premières statues-colonnes de la sculpture de transition entre le roman et le gothique. Si les arcs sont encore romans, si les chapiteaux montrent des feuillages et des monstres, les personnages, des prophètes, semblent vouloir sortir des colonnes et donnent une superbe impression de mouvement.

Miss Nenette et ses statues statue-colonne Mis Nenette nous surveille !

Nous sommes surveillés, dans nos déplacements, par la débonnaire Miss Nénette. Cette chatte tricolore de 15 ans, qui dispose d’un couffin au pied des statues, est immortalisée en photo jusqu’au Japon… Elle sort, parfois, faire un tour dans le jardin, pendant que son maître nous enseigne les subtilités du cloître.

Ensuite, nous nous promenons entre les statues, entières ou en fragments :têtes, torses, draperies, chapiteaux en calcaire fin, tous émouvants et superbes. Les personnages sont religieux et profanes : Tout un monde d’apôtres, de prophètes, de démons hirsutes, de rois, de femmes antiques ou médiévales, de chevaliers en armes, vivent ici, sous nos yeux.

Les spécialistes, archéologues et historiens, ont distingué 5 maîtres sculpteurs ayant travaillé sur ce cloître, qu’ils identifient par le style des sculptures. Notre guide nous le montre : cela devient évident et nous nous amusons à retrouver les sculptures dans la salle ! Le maître du St Paul, par exemple, dont on reconnaît ensuite le Prophète Jonas à l’intensité du regard, l’expression du visage et le brillant de la pierre qui a été polie. Nous identifions, ensuite, les maîtres du Daniel, du roi, des Christophores, des Noces de Cana.

cloitre colonnes lisses colonnes sculptées de personnages

J’ai beaucoup aimé les scènes bibliques racontées par les chapiteaux. Ils se devaient d’être explicites, pour apprendre la foi et la morale au peuple qui ne savait pas lire… Un chapiteau raconte une histoire, qui se poursuit de côté en côté, en 4 scènes sur chacune des 4 faces. La profusion des détails est savoureuse : pour les Noces de Cana, on voit successivement la préparation des amphores de vin, l’affairement des serviteurs :un panetier qui transporte des galettes dans son panier pour le festin, le miracle de la transformation de l’eau en vin, l’étonnement des convives attablés qui bavardent entre eux… En fait de scène des Evangiles, c’est tout le Moyen-Age qui s’agite sous nos yeux !

Mais moi, celles que je préfère, ce sont les femmes. Ici, une affligée porte la main à sa joue : c’est une vierge folle, pleurant, sa lampe renversée à la main, car elle n’a plus d’huile. Là, dans ses martyres successifs, Sainte Marguerite sort, toute vive, du corps d’un sinistre dragon qui l’avait engloutie puis précipite le diable dans un puits : seules ses jambes gigotantes en émergent ! Ailleurs, une jolie dame du XII° s tourne autour de sa colonne, comme si elle se cachait derrière elle. Son visage se tourne du côté qu’elle surveille, son voile suit le mouvement, mais ses jambes partent de l’autre côté, elle serre contre elle un pan de son manteau qui pourrait gêner ses pas… son pied gauche piétine le bas de la robe : les mouvements sont gracieux, les plis des draperies les soulignent harmonieusement. Quelle vie, quelle séduction dans ces personnages !

un prophète cloitre Saint Paul Un autre prophete

Enfin, avant de partir, on s’attarde devant le mur du fond qui enserre des fragments de l’ancien mur d’enceinte.

la Piéta polychrome et ses donateursOn a retrouvé là une Piéta de 1512, polychrome, lorsqu’on a cassé la glacière, une pièce semi-enterrée qui servait de garde-manger, accolée à cet endroit.

Bien que les parties trop saillantes aient été arasées lors de la construction de la glacière, comme le visage de la Vierge ou les reliefs du corps du Christ, la scène est magnifique. On a réussi à identifier les deux donateurs, agenouillés de part et d’autre, sous la protection de leurs Saints Patrons, St Christophe et St Jean-Baptiste. Ce sont un drapier Chalonnais et sa femme : Jean et Aline Poussin. Les couleurs vibrent : rouges, bleus, jaunes.. émouvant témoignage des temps anciens.

 

En sortant du musée du cloître de la Collégiale Notre-Dame en Vaux, nous dirigeons tout naturellement nos pas vers l’église.

C’est en tant qu’ étape importante importante sur une des quatre routes françaises du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle au Moyen Age, que la Collégiale a été inscrite en 1998 au Patrimoine mondial de l'humanité de L’UNESCO. Au début du XII° s, l’église était à la fois collégiale et paroissiale ainsi qu’un centre de pèlerinage à la Vierge, et c’est ce pèlerinage qui explique l’importance de l’édifice actuel, entrepris vers 1150 et terminé vers 1220, au moment du passage du style roman à celui du gothique.

L’église est majestueuse et élancée, aussi longue que haute (67 m de longueur, 65 m de hauteur aux flèches). Bien qu’elle ait perdu une de ses 5 tours (4 d’angles et une à la croisée du transept), elle a conservé quelques parties romanes antérieures à 1157 : le bas du transept et les tours du chevet. Elle se présente comme un édifice très homogène, représentatif du premier art gothique avec sa nef à quatre niveaux : de grandes arcades, des tribunes aussi vastes que les bas-côtés, un faux triforium et de hautes fenêtres. Elle est couverte de voûtes d’ogives et son chœur lumineux rappelle celui d’Aix-en-Provence dont il s’est inspiré.

la collégiale Notre-Dame-en-Vaux de Châlons en Champagne la collegiale vaux en champagne collegiale Vaux champagne
La collégiale Notre-Dame-En-Vaux en champagne

Nous déambulons lentement dans la collégiale, accueillis à l’entrée de l’abside par Moïse et Aaron, sculptés sur des colonnes. Nous admirons au passage les tableaux des XVII° et XVII°s, dont une Montée au Calvaire de Frère Luc (1614-1685), qui vivait au couvent des Récollet de Châlons, mais dont la notoriété, montée jusque dans la capitale, lui a valu d’être appelé par Richelieu à Paris.

tour de la collegiale Notre-Dame-En-Vaux en champagne tour de la collegiale tours fleches de la collegiale
Les tours et les flèches, élancées et fines : 65 m de hauteur !

Mais comme nous venons du musée du cloître, nous sommes sensibles aux chapiteaux, qui nous ont été expliqués en détail. Les feuillages en sont variés, certains sont peuplés, comme précédemment, de monstres, comme des harpies, de masques ou de têtes humaines. Malgré ces représentations, une atmosphère de paix et de sérénité nous entoure. Nous sentons passer le souffle des chanoines qui se réunissaient ici pour prier, du temps des pèlerinages…

cathedrale vers choeur tableau Frere Luc collégiale-vers-le-fond. Photo de Jacques Colanson
   L'intérieur de l'église, éclairé par ses vitraux des XII° au XIX° siècles

Vitrail de la Dormition, Ascension et Couronnement de la Vierge du XVI° sQuant aux vitraux, ils nous offrent de somptueuses couleurs.

Les plus anciens sont six petits vitraux-médaillons du XII°s, d’un bleu lumineux, dans la petite chapelle nord. Les autres, qui s’échelonnent entre les XVI° et XIX°s, répartissent la lumière de façon harmonieuse.

Les plus imposants ont été posés au début du XVI°s, dans les fenêtres de style flamboyant qui venaient d’être percées dans les collatéraux.

Elles racontent la Vie de la Vierge, du Christ et des Saints. Pour ne pas masquer la superbe rosace du fond, les grandes orgues ont été astucieusement séparées en deux parties et posées perpendiculairement au vitrail, du XIX°s, de chaque côté.

Vitraux-médaillons du XII° siècle vitrail de l'adoration des bergers. XVI° s.Photo de Jacques Colanson vitrail de la Compassion de la Vierge. XVI°s Photo de Jacques Colanson
   De très beaux vitraux, aux tons somptueux de bleus et de verts

 Mais l’heure avance, il faut aller déjeuner. En nous rendant au restaurant "Au Carillon Gourmand" (accueil charmant, cuisine raffinée, excellent rapport qualité-prix : une adresse à retenir !), nous avons, de l’entrée de la rue de la Grande Etape, une vue d’ensemble de l’édifice : on embrasse d’un seul coup d’œil la succession des styles qui ne nuit pas à son unité.

Note : Vous trouverez, sur le site du diocèse de Châlons-en-Champagne, de nombreuses autres précisions sur la ville et ses monuments, et nous donnons un grand merci à Jacques Colanson qui nous a autorisés à utiliser certaines photos d’intérieur de la Collégiale.

Au cœur de la grande plaine champenoise, Châlons-en-Champagne s’étire le long de la Marne. Cette ville conserve de véritables joyaux de l’architecture religieuse, romane et gothique.

C’est pourquoi nous avons décidé d’y consacrer une journée : partis de Paris vers 8h30 malgré une menace de neige (nous sommes en janvier 2006), nous arrivons « sur site » à 10h, fin prêts à visiter trois sites que nous avons sélectionnés : la collégiale Notre-Dame en Vaux, classée au Patrimoine mondial par l'UNESCO, le Musée du cloître de la collégiale, et le Musée municipal, qui présente une superbe exposition : " Regards sur l'art médiéval ", en partenariat avec le musée du Louvre.

Nous nous rendons maintenant à l’exposition « Regards sur l’art médiéval », concrétisation somptueuse d’un partenariat établi entre la ville de Châlons et le musée du Louvre.
L'affiche de l'exposition Regards sur l'art médiéval à Chalons en Champagne

vierge a l enfantL’exposition dresse un panorama de la production artistique en France, du XI° au début du XVI° siècle. Elle veut mettre en rapport le riche patrimoine monumental et mobilier de la ville, ancienne cité de drapiers, et 83 œuvres médiévales prêtées par le département des sculptures du Louvre. 8 d’entre elles, d’origine châlonnaise, conservées au Louvre depuis 1895, reviendront d’ailleurs dans leur ville d’origine sous la forme d’un dépôt. Châlons fournit, pour sa part, 54 œuvres d’art : des sculptures,de l’ivoirerie, de l’orfèvrerie, des enluminures…

Dans le hall d’entrée, une bonne surprise nous attend : Un espace tactile a été aménagé à l'intention des aveugles et des mal-voyants. Il met à la disposition des visiteurs sept moulages d'œuvres majeures de la sculpture médiévale et des exemplaires de l'outillage utilisé pour pratiquer cet art. Ces objets, qui peuvent être manipulés, sont accompagnés de cartels en braille. Je m’essaye à comprendre ce que je sens au moyen des mains, en fermant les yeux, mais je ne peux m’empêcher de les rouvrir pour vérifier mes impressions…

La visite s’organise sur deux niveaux. Le parcours commence au rez-de-chaussée par l’art roman, suit le passage au gothique, puis montre l’évolution et l’apogée de ce style. Grâce à la diversité des œuvres, on voit bien que la sculpture n'est pas isolée parmi les arts de cette époque, mais doit se lire constamment en rapport avec les autres techniques, et cela met en lumière la richesse, la diversité et les spécificités du patrimoine médiéval châlonnais.

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De magnifiques chapiteaux aux motifs bibliques

 Les chapiteaux sculptés, comme au cloître, gagnent,dans le temps, en précision artistique : des aigles et quadrupèdes (des cerfs ?) sont posés sur un délicat motifs de vannerie (XII°s) ; des monstres ailés sortent d’entrelacs ; historiés, ils nous content des scènes bibliques : l’Annonciation ou la visitation, le martyre des Saints…

scene martyre scene martyre musee
  Scènes édifiantes de martyres des Saints

 Un gisant de bois sombre nous arrête : il s’agit de Blanche de Champagne, duchesse de Bretagne, qui nous vient du Limousin, au début du XIVe siècle. L’ âme de bois de noyer  est recouverte de plaques faites d’un alliage de cuivre et d’étain. Le bois apparaît par endroits, rendant l’ensemble émouvant.

Blanche de Champagne musee blanche de champagne   blanche champagne musee
   Le gisant de Blanche de Champagne

Mais la grande émotion vient des deux têtes d’un couple qui se regarde avec tendresse. Ils sont coiffés à la mode de St Louis. Elle porte un touret posé sur une mentonnière, ses cheveux sont pris dans une résille, il retient ses cheveux mi-longs et frisés par un cercle de métal. A leurs côtés, un ange réjoui nous sourit des lèvres et des yeux.

couple medieval musee couple medieval musee ange 
   Des têtes expressives

Livre d'heuresLa visite se poursuit à l’étage,où l’ancienne salle d’archéologie a été entièrement rénovée pour l’occasion. On y découvre des oeuvres du Gothique classique et tardif. Les sculptures, et les retables sont ponctués de tables où l’on expose crucifix, enluminures, bibles, livres d’heures… : tout nous attire, dans cette belle salle aux murs chauds et aux grandes fenêtres.

Une Piéta nous retient plus longuement : Elle vient de Bourgogne, de la région de Cîteaux, du début du XVIe siècle. C’est une pierre polychromée, qui est à Paris, au musée du Louvre. Le thème de la Piéta, ou « Vierge de Pitié» (représentation de la Vierge Marie assise portant sur ses genoux le cadavre de Jésus descendu de croix) apparaît d’abord dans la région rhénane.

C’est à partir du XV° s qu’il connaît en France une large diffusion avec de nombreuses variantes dans l’attitude de la Vierge et dans la position du corps du Christ, et parfois du fait de la présence d’autres personnages liés à la Passion : Jean, Marie-Madeleine, des anges, comme on le voit dans un des retables de la salle… L’harmonie générale de la composition fait de cette Piéta une très belle représentation de ce thème, à la charnière entre Gothique et Renaissance.

Piéta, XVI° s musee christ couronne
Piéta Christ couronné

L’exposition se termine sur une tête de Christ couronnée d’épines, de Champagne, du début du XVI° siècle. Elle aussi en pierre polychrome et d’un réalisme surprenant, avec son air de souffrance et ses larges cernes vertes sous les yeux.

Tête de Christ couronnée d’épinesElle appartenait à une statue de Christ représenté debout, portant les marques de la flagellation, un manteau rouge sur les épaules et un roseau entre les mains liées, insignes d’une royauté dont ses bourreaux avaient fait un sujet de dérision. Cette image est désignée par l’expression latine «Ecce Homo», c’est-à-dire «Voici l’Homme» car Jésus y est représenté tel qu’il fut montré au peuple par le gouverneur Ponce Pilate.

Avant de quitter l’exposition,nous repassons devant les œuvres les plus touchantes… Ce qui était intéressant, dans la scénographie de l’expo, c’était limpidité de la succession chronologique.

Plus de six siècles de création confrontaient simultanément des œuvres de toute la France à celles de la région champenoise. Ce dialogue nous a permis de mieux saisir les diverses évolutions artistiques qui font du Moyen Âge un moment d’intense innovation.