Analyses littéraires

Le théâtre classique : La comédie au XVII° siècle

Pièce : Les Fourberies de Scapin

Auteur : Molière

Editeur : tous les petits classiques, toutes les éditions de poche....

Voici l'étude d'une pièce de théâtre classique, Les Fourberies de Scapin, que j'ai étudiée avec mes élèves en classe de 5°.

Cette étude peut vous aider si vous assistez à sa représentation, ou si vos chères têtes blondes (brunes, rousses ou vertes, peut-être êtes-vous un Martien ou un Vénusien en visite) ont un peu somnolé en classe....

Quelque rappels du vocabulaire théâtral

Les termes du théâtre :

- notion d’acte (la durée égale la vie des bougies au XVII° sièclesoit 25 à 30 mn + unité de décor ;

- de scène : correspond à l'entrée et la sortie d’un personnage

- de didascalie. Ce sont les indications de mise en scène, en italiques devant les répliques ;

- de réplique : monologue, dialogue, aparté…

Quelques formes différentes du comique : le quiproquo, le dialogue de sourds, comique de situation, de gestes, de paroles.

La mise en scène : jeu de la scène, différentes possibilités

LES FOURBERIES DE SCAPIN

Molière et la pièce :

Lorsqu’il écrit les Fourberies, Molière a 49 ans, il est au sommet de son art.

Il a déjà écrit et joué une trentaine de pièces comiques, presque autant d’énormes succès. Avec cette pièce, il revient à la farce à l’Italienne, « la commedia dell’arte ».

Il en reprend les personnages, le rythme endiablé, les jeux de scène et les thèmes :  

- les amours de jeunes gens contrariés par leurs pères, l’absence des mères qui pourraient arranger les choses, des enfants enlevés ou perdus, des quiproquos…

C’est, sur une trame imitative d’une pièce romaine, le Phormion de Térence, l’insert de situations sociales et familiales propres au XVII° siècle : la toute puissance des pères sur leurs enfants, les mariages arrangés pour l’agrément et les intérêts de deux familles du même milieu.

LES SCENES D’EXPOSITION, Acte I

Scènes 1 et 2 : l'intrigue est déjà en cours, on en prend connaissance

Répartition des rôles :

Octave, fils d’Argante doit épouser une fille du Seigneur Géronte, cachée à Tarente. Or, il a épousé depuis 3 jours une orpheline pauvre et abandonnée, Hyacinte.

Son caractère : geignard, peu dégourdi, il cherche un adjuvant et un guide qu’il va trouver en Scapin.

Scapin, valet de Léandre, rusé et peu scrupuleux « fourbe », c’est à dire « trompeur », ne voit pas de difficultés à débrouiller ces problèmes. Leur dialogue, où chacun emploie le TU et le VOUS de sa propre condition montre bien la différence sociale entre les 2 personnages.

Léandre, fils de Géronte, aime Zerbinette, une bohémienne très loin de sa condition sociale (à cette époque, les mariages d’intérêt entre 2 familles interdisaient ce genre de mésalliance).

Sc 3 et 4 : début de l’action

Sc 3 :

Scapin séduit par Hyacinte, accepte d’aider les amoureux.

Jeu de scène: pièce dans la pièce : Scapin jouant le rôle du père d’Octave pour éviter la peur de ce dernier. Rôle de la répétition : évacuer sa peur (par ex, « jouer » sa leçon à voix haute en imaginant la classe, avec un parent ou un ami, peut permettre de se sentir plus à l’aise ensuite).

Sc 4 :

Rôle des didascalies : apartés, monologues, élaboration d’une stratégie + indication des destinataires + indication de la gestuelle.

A qui s’adressent les apartés de Scapin ? aux spectateurs, avec qui il crée une complicité, et l’attente de ses tours. Il a réussi à justifier la folie d’Octave par la violence, et par la crainte de passer pour un lâche.

Le personnage d’Argante ressemble bien à ce que présentait Scapin, méchant et querelleur. Allusion à une fille « perdue », donc à des suites possibles, déjà indiquées dans la liste des personnages : ce qu’on attend, c’est comment tout cela se déroulera !

Sc 5 :

Scapin prépare une fourberie.

Conclusions sur les scènes d’exposition :

Les personnages en présence expliquent la situation, les circonstances, le problème à résoudre, et imaginent les suites et complications possibles, ce qui explique qu’ils parlent beaucoup plus des absents qu’ils n’agissent encore vraiment.

Nous n’avons pas encore vu : Géronte, Léandre, Zerbinette, mais nous avons l’impression de connaître bien au moins les deux derniers, car ils nous ont été longuement présentés.

Peut-on, dès l’acte I, justifier le titre ? : Oui, on s’aperçoit que c’est Scapin qui mène le jeu, par des ruses habiles, des stratagèmes qui désarçonnent l’adversaire et lui permettent de le manœuvrer à son gré.

L’ACTION dans les Actes 2 et 3

Acte II, sc 3 : un nouveau personnage apparait :

Géronte qui accuse son fils dans le vague (informations tronquées d’Argante). Or Léandre croit que c’est Scapin qui l’a trahi, ce qui le rend furieux.

Pour tenter d’apaiser la fureur de Léandre, qu’il ne comprend pas, Scapin avoue d’anciennes fourberies dont Léandre a été la victime et reconnaît des trahisons dont ce dernier ne songeait pas à l’accuser.

En définitive, Léandre comprend qu’il n’a pas été trahi par Scapin.

Le rôle des didascalies : Léandre, furieux, veut utiliser son épée pour frapper Scapin (x 6 fois) : Nous voyons qu’il est capable de violence, tant dans ses sentiments que dans ses comportements. De plus, les maîtres se sentent en droit de punir corporellement leurs serviteurs (autres exemples dans la pièce ?)

scène

fourberie

victime

bénéficiaire

résultat

II, 3

Boit le vin de Léandre

Léandre

Scapin

Valet fourbe !

II, 3

Vole la montre de Zerbinette

Léandre

Scapin

Valet fourbe !

II, 3

Bat son maître, déguisé en loup-garou

Léandre

Scapin

Valet fourbe !

Scène 4 : renversement de situation :

Léandre se voit obligéde supplier Scapin pour qu’il l’aide.

Dettes : Léandre : 500 écus = 1500 livres (francs de l’époque) Un écu = 3 livres.

Octave : 200 pistoles = 2000 livres (francs de l’époque). Une pistole = 10 livres, Une livre = 20 sous. Une livre vaut, au départ, l’équivalent de son poids en or : cela fait beaucoup d'argent....

Scène 5 :

Les arguments de Scapin : les frais d’un procès sont considérables, la somme demandée par le soi-disant frère représenterait une économie ! Le monde de la justice est un enfer, il vaut mieux tout tenter que de s’y rendre. Gens de justice = animaux de proie.

Technique : subtile gradation (au lieu de 5 ou 600 pistoles, il démarre à 60 pur monter à 200 finalement. Besoins : énumérer. Argante ne se laisse pas convaincre encore, annonce de l’arrivée du « frère », attendu comme un redoutable militaire !

Comique : Scapin se fait passer pour un allié d’Argante

Scène 6 :

Le « faible, mou » Sylvestre vient terroriser Argante. Spadassin, de l’italien SPADA, épée. Désigne un assassin à gages qui exerçait à l’arme blanche. Homme de nature à effrayer et convaincre un vieillard !

Si on a vu de l’escrime à la télévision, essayer quelques posture en l’air, pour la vraisemblance. Rôle des didascalies : montrer la soi-disant fureur de Sylvestre. Le vocabulaire : les jurons

Le comique :

Le déguisement et les gestes de Sylvestre dans son rôle de spadassin terri­fiant, l'attitude tremblante d’Argante mourant de peur sont les éléments essentiels qui rendent cette scène comique.

Les formes de comique mises ici en oeuvre par Molière sont le comique de situation et de mouvement..

Pourquoi le déguisement de Sylvestre et l'attitude peureuse d’Argante rendent la situation comique ? Molière utilise le décalage comme ressort comique : Argante, qui prend pour réalité ce qui est pur simulacre, est en complet décalage avec tous les autres personnages (y compris le public) qui, eux, savent que tout ce qui se passe n'est que comédie.

De même, les gestes et les cris de Sylvestre sont comiques, parce qu'ils imitent en les caricaturant ceux d'une brute et que,par leur exagération même, ils produi­sent sur Argante autant d'effet que si Sylvestre était un véritable spadassin.

Sc 7 : la scène de la Galère :

Rôle des disdascalies : mettre Géronte en situation d’attente et de crainte + faire rire le public qui sait ce que Géronte ne sait pas

Différentes solutions que trouve Géronte pour ne pas donner son argent : Le recours à la justice : l. 54-55 - La substitution de Scapin à Léandre l. 64-66 - La vente de vieilles hardes : l. 94-96 – L’émotion feinte : l. 152.

L'avarice de Géronte n'est pas une surprise. D'une part, Scapin l'avait évo­quée à la scène 4 de l'acte Il. D'autre part, c'est un trait de caractère conven­tionnel des vieillards de la comédie. Géronte, après un long combat entre l'avarice et l'affection paternelle, a finalement préféré se dessaisir de cinq cents écus plutôt que de laisser son fils entre les mains du Turc qui le retient, prétendument, en otage.

Remarque. En ce qui concerne l'attitude de Géronte qui cherche des stratagèmes pour ne pas se défaire de la somme requise, on pourra remarquer que dans cette scène Géronte est en quelque sorte un « anti-Scapin » et que n'est pas fourbe qui veut.

Ici, la bêtise et la sécheresse de coeur de Géronte font valoir l'ingéniosité de Scapin . À partir de là, on peut considérer que le génie de Scapin pour la fourberie est bien signe de noblesse naturelle, tandis qu'au contraire l'inaptitude complète des deux vieillards à la fourberie serait signe d'une certaine vilenie (celle-ci culminant chez Géronte, qui a beaucoup de mal à préférer son fils à ses écus).

La phrase clé de la scène : « Que diable allait-il faire dans cette galère ? » Géronte répète sept fois cette phrase à intervalles réguliers, telle une mécanique bien remontée. Cette interro-exclamation est renchérie par le «Ah,maudite galère ! » que Géronte répète deux fois, la deuxième fois à la suite du septième et dernier « Que diable allait-il faire dans cette galère ? », tandisque le premier, qui constitue une réplique à lui tout seul, est commenté et souligné par Scapin en-aparté : « Cette galère lui tient au coeur ».

Le comique : répétition et mouvement (ou geste) : Répétition : la galère, Geste : poursuite de Scapin par Géronte au début, jeu de la bourse à la fin

scène

fourberie

victime

bénéficiaire

résultat

II, 5 et 6

Récupérer 200 pistoles

Argante

Octave

réussite

II, 7

Récupérer 500 écus

Géronte

Léandre

réussite

 

Acte III (scènes 1 à 6) :

La scène du sac, III, 2 :

Les accessoires : sac et bâton, les personnages : Géronte + Scapin + tous les soi-disant spadassins, les raisons et causes : Scapin veut se venger de Géronte qui a fait croire à Léandre que c’est lui-même (Scapin) qui a dénoncé son amour

On peut se poser ces questions : -combien de personnages Scapin imite-t-il dans la 1° partie de la scène ? Dans la 2° partie ? - qui reçoit les coups de bâton ? qui crie ? - à quel moment se passe le renversement de situation ? pourquoi ? - Géronte nous inspire-t-il de la pitié ? pourquoi ? - Qu’éprouve le public quand Scapin est découvert, et pourquoi  ?

Importance de la scène : Elle ne sert en rien la progression de l’intrigue, mais elle est très spectaculaire, par les différents personnages que joue Scapin, par les risques qu’il prend une fois de plus avec la justice (volet puis battre un maître) ; elle est très drôle parce que Géronte est un homme antipathique et représente un pouvoir odieux et inhumain, couard et avare

La scène de Zerbinette, III,3

le Comique de situation, la catastrophe : Etat d’esprit des 2 personnages au début de la scène : vers le quiproquo (Géronte, furieux d’avoir été battu et trompé ; Zerbinette, ravie du récit de Sylvestre).

Pourquoi Molière fait-il raconter par Zerbinette uns scène que le spectateur connaît déjà ? (comique : faire raconter en se moquant une mésaventure à qq’un qui en a été la victime. Le spectateur, de plus, connaît le nom des 2 personnages alors que Zerbinette ne le sait pas : comique supplémentaire)

Scènes 5 et 6 :

Ce sont des scènes de révélation.Ce que savent les 2 vieillards, la disparition (mort) de la fille de Géronte : répit pour le mariage d’Octave ?

AU FINAL : LES SCENES DE DENOUEMENT

Acte III, Scènes 7, 8, 9 :

La Notion de dénouement : c’est ce qui termine l’intrigue au théâtre. Il répond aux questions qu’on s’est posées au début, il règle le sort des personnages, il occupe les dernières scènes de la pièce.

Ici : Coup de théâtre. Octave, sans le savoir, a épousé celle qu’on lui destinait ; Sylvestre avertit Scapin de ce qui l’attend : menaces des pères, accord des fils et des pères. Petit à petit tous les personnages se retrouvent pour avancer vers la fin, Octave rejoint les autres

Scènes 10 et 11 :

Octave refuse de rien écouter : est-il enfin courageux ou toujours étourdi ?

Autres révélations : Léandre a courtisé une jeune fille de son rang et de sa fortune, puisque Zerbinette est la fille qui a été volée à son père Argante, par des bohémiens, quand elle était petite (sc 11). Révélations incroyables : sinon la comédie se serait finie en tragédie ! La pièce pourrait-elle se terminer là ? (et Scapin ?)

Scène 13 :

Comique de répétition : les coups de bâton. Dernière vengeance de Scapin sur Géronte : lui rappeler 5 fois cette infamie...

Le sort de Scapin : dernière fourberie : retour et triomphe (le bout de la table, c’est le « haut bout », la place d’honneur : il oblige ses victimes à le fêter. La mort évoquée, c’est sa mort naturelle, le plus loin possible (subjonctif, ce qui est encore très loin du réel.: Il a le dernier mot, c’est bien le personnage principal.

scène

fourberie

victime

bénéficiaire

résultat

III, 2

Se venger de Géronte

Géronte et Scapin

Scapin

Réussite au début, échec à la fin

III, 12 et 13

« mort » de Scapin, pour se sauver

Géronte et Argante

Scapin

Triomphe de Scapin

 

LA PIECE EN CONCLUSION

Tableau des fourberies de Scapin :

La fourberie, la victime, le bénéficiaire, le résultat (pour Scapin)

scène

fourberie

victime

bénéficiaire

résultat

I,4

Contes en l’air : Justifie Octave

Argante

Octave

Demi succès

II, 3

Boit le vin de Léandre

Léandre

Scapin

Succès

II, 3

Vole la montre de Zerbinette

Léandre

Scapin

Succès

II, 3

Bat son maître : le loup-garou

Léandre

Scapin

Succès

II, 5 et 6

200 pistoles : le spadassin

Argante

Octave

Succès

II, 7

500 écus : la galère

Géronte

Léandre

Succès

III, 2

Se venge de Géronte : scène du sac

Géronte Puis Scapin

Scapin

Succès au début, échec à la fin

III, 12 et 13

« mort » de Scapin, pour se sauver

Géronte et Argante

Scapin

Triomphe de Scapin

Les accessoires et leurs utilisateurs :

*Un bâton : Scapin

*Un bracelet : les Egyptiens, puis Léandre, pour Zerbinette

*une clef : Géronte

*un costume de spadassin : Sylvestre

*une épée : Sylvestre et Léandre

*un sac : Scapin

*une bourse contenant de l’argent : Géronte et Argante

*des linges pour faire des bandages : Scapin

*un bonnet : Sylvestre

les quiproquos :

* Acte II, sc 3 : Scapin avoue par erreur à Léandre ses fourberies passées

* Acte III, sc 3 : Zerbinette raconte à Géronte ses propres malheurs car elle ne le connaît pas

* Acte III, sc 10 : Octave refuse d’épouser la fille de Géronte sans savoir qu’il s’agit de Hyacinthe

les coups de théâtre :

* Acte II, sc 4 : Léandre n’a que 2 heures pour racheter Zerbinette

* Acte III, sc 2 : Géronte découvre la vilenie de Scapin

* Acte III, sc 7 : Hyacinthe est la fille de Géronte

* Acte III, sc 11 : Zerbinette est la fille d’Argante

* Acte III, sc 13 : Scapin « va mourir »

Un défi de lecture : Qui saura le mieux répondre à ces questions ?

Donnez, pour chaque définition, un exemple de comique, avec le numéro de la scène : (les réponses sont en bleu)

* comique de parole : la répétition « tuez-moi », II, 4 + « qu’allait-il faire dans cette galère », II, 7

* comique de geste ou de mouvement :lSylvestre déguisé en spadassin, tue la terre entière dans le vide pour terrifier Argante + poursuite de Géronte par Scapin, jeu de la bourse : II, 7

* comique de situation : II, 2 : sentiments opposés entre Léandre et son père + III,3 : Zerbinette se moquant de Géronte

* comique de caractère : II, 6 : la peur d’Argante devant Sylvestre +III, 2 : la peur de Géronte dans le sac

A quoi ou à qui font référence les mots suivants en gras :

* Scapin – J’ai bien ouï parler de quelque petite chose (I, 4) - le mariage d’Octave

* Scapin – Laisse-moi faire, la machine est trouvée. Je cherche seulement… (I, 5) - la 1° fourberie de Scapin, dans laquelle sylvestre est déguisé en spadassin

* Scapin – Monsieur, un petit mulet // Argante – Je ne lui donnerai pas seulement un âne (II, 5) - le spadassin, supposé frère de Hyacinthe

* Géronte – Que diable allait-il faire dans cette galère ? (II, 7) - Léandre

* Géronte – L’invention est bonne // Scapin – La meilleure du monde (III, 2) - La proposition de Scapin, de cacher Géronte dans un sac pour échapper à ses poursuivants

* Argante – Je veux dire que la fille du Seigneur Géronte (III, 10) - Hyacinthe

* Argante – Seigneur Géronte, en faveur de notre joie, il faut lui pardonner sans conditions (III, 13) - Scapin

Et maintenant, à vous de jouer :

L'intrigue : avant son départ, Argante a-t-il laissé une situation familiale en ordre ? quel premier bouleversement s’est produit pendant son absence ? quel fait nouveau, au retourd’Argante, rend ce premier bouleversement catastrophique ? comment Scapin se fait-il prier pour aider les jeunes gens ?

Octave : pourquoi a-t-il épousé Hyacinthe ?  

Hyacinthe : de quoi a-t-elle peur ? Ses craintes sont-elles justifiées ?

Scapin : quel âge peut-on lui donner ? que sait-on de son passé ? par 2 fois, il apparaît comme un metteur en scène : à qui fait-il répéter un rôle ? dans quel but ?

Avez-vous lu cettez pièce ? Qu'en avez-vous pensé ?